Bienvenue


Bonjour à tous,

Alors que trouverez-vous dans ce blog? Disons que je suis une personne avec un corps qu'elle n'a pas choisit. Pour des raisons de santé auxquels je ne peux rien, j'ai un corps que j'ai eu du mal à accepter et à aimer. Alors mon homme, qui m'aime pour ce que je suis, à la fois physiquement comme mentalement, s'est donné pour mission de me faire voir et aimer mon corps comme il le voit et l'aime.

Il a donc fait des recherches pour moi, et a trouvé des pages facebook de femmes rondes mais belles, heureuses et épanouies dans leurs corps, qui font de magnifiques photos. Nous avons donc pris la décision de prendre nous aussi des photos de... moi...

Cela risque de prendre du temps avant que j'arrive à aimer mon corps, mais mon homme est si enthousiaste, et quand il me regarde je me sens si belle, que j'y crois, pour lui, pour nous, et enfin pour moi. J'ai donc décidé de créer ce blog, pour parler de qui je suis et de ce que je ressens. Il ne sera peut-être jamais lu, mais peu importe, j'ai pris cette initiative pour moi et mon bien-être personnel.

Être grosse n'est pas synonyme d'être laide, ni de mal bouffe, ni de non respect de soi, on ne choisit pas son corps, mais on peut choisir de vivre avec et d'être heureux ainsi. C'est le choix que je fais, et même si le chemin sera peut-être long, je veux l'emprunter pour en ressortir plus forte, et je défis quiconque de se permettre de me juger sans me connaitre...

Dans l'onglet "Des choses à dire..." vous trouverez mes combats, ce pour quoi je me bat, mes idéaux, vous trouverez entre autre des liens vers des pétitions, des coups de gueule, bref tout ce que je veux partager et qui me tient à cœur.

Dans l'onglet "Ce qui me fait vibrer" je partagerais avec vous des musiques, des vidéos qui me font vibrer le cœur, qui me touchent particulièrement de différentes manières, et que je souhaite partager avec vous.

Dans l'onglet "Mes boutiques en ligne" vous trouverez la liste des boutiques où je trouve mon bonheur, classées par style avec une petite description de chaque boutique, pour ainsi vous aider à trouver votre bonheur, car je sais comme il est parfois difficile de s'habiller comme on aime tout en faisant une grande taille.

Dans l'onglet "Notre potager" vous trouverez les détails de la création de nos bacs de permaculture, ainsi qu'une description de ce en quoi nous croyons: la défense de l'autonomie semencière et des variétés anciennes qui sont vouées à disparaitre si l'on ne fait rien.

Bises à tous.

Toutes reproductions partielles ou totale des photos sont interdites.
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Trip Trio Pin'Up inédit 2

jeudi 14 décembre 2017

Modèle: L'Or Lys Modèle Ronde ღ Ƹ̴Ӂ̴Ʒ ღ
Photographe: A. B.Maquillages & Coiffures: AYA Modèle Ronde / Plus size modelLieu : Memphis Coffee Besançon

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Trip Trio Pin'Up inédit 1

mardi 12 décembre 2017

Petit shooting fait avec amour, sans prétention, entre amis, juste pour le plaisir ^^

Photographe: A. B.Maquillages & Coiffures: AYA Modèle Ronde / Plus size modelLieu : Memphis Coffee Besançon

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Paris Accessible… La bonne blague…

mercredi 15 février 2017

Bonjour à tous.

Je viens ici vous conter notre mésaventure de lundi dernier. Avec notre amie Julie, nous avions enfin le temps (en heure) et le temps (météorologique) pour faire notre balade en bateau sur la Seine, projet que nous avions depuis presque un an, mais que nous n’avions jamais eu l’occasion de réaliser.

Je m’étais déjà renseignée l’année dernière, oui il y a des bateaux accessibles complètements adaptés pour les personnes handicapées, nous pensions donc notre projet faisable sans trop de galères. Mais c’était sans compter sur le fait que l’accessibilité n’a aucun sens pour les personnes valides qui ne souffrent pas au quotidien…

Je le dis ici de suite, car je ne le répèterai pas tout le long du récit, mais il faut savoir que dans toute cette galère, je portais ma fille dans son cosy sur mes genoux, tenant fortement l’anse et essayant d’amortir les chocs pour elle. Et croyez-moi, c’est lourd et douloureux déjà lorsqu’on ne galère pas.

Nous voilà donc au pied de la Tour Eiffel où l’on nous a assuré que l’embarcadère handicapé se trouvait. Juste devant le pont d’Iéna, nous voyons les quais, nous voyons les différentes compagnies de bateaux, mais aucune rampe d’accès à l’horizon. Sylvain descend les escaliers, cherche un peu partout, mais non, que des escaliers partout. Nous prenons donc la décision d’appeler la compagnie dont nous voyons l’embarcadère, pour leur demander où se trouve la rampe d’accès (vu qu’il y a des bateaux accessibles, nous partons du principe qu’il y a forcément une rampe pour y accéder, c’est logique).

Sylvain lui explique qu’il est avec sa femme en fauteuil roulant, que nous souhaiterions prendre un bateau de leur compagnie, et leur demande où se trouve la rampe d’accès. La jeune femme lui demande s’il s’agit d’un fauteuil manuel ou électrique. Il répond manuel. Elle lui dit donc que la rampe d’accès se trouve au niveau du pont de Bir-Hakeim. C’est-à-dire à presque 1 km de là… Il est évidemment pas question de prendre la voiture, étant donné qu’il a déjà galéré à se garer, en plus pas trop loin de ce pont, c’est donc à pied (et moi en fauteuil) que nous y allons. Julie elle prend les escaliers pour nous attendre en bas afin qu’elle ne se fasse pas trop mal.

Nous voici partis sur le trottoir, mais, premier souci, une partie du trottoir est en travaux, le bitume a été enlevé, c’est du sable, et pour rejoindre l’autre côté bitumé, une petite rampe a été aménagée, devant laquelle se trouve… une énorme marre de boue bien profonde, bien grande, incontournable et infranchissable en fauteuil roulant manuel, à moins de vouloir s’y embourber. Nous décidons donc de traverser la rue pour prendre le trottoir d’en face, c’est-à-dire retourner aux pieds de la Tour Eiffel bourrés de touristes, à nous de nous frayer un chemin en essayant de ne pas se faire rentrer dedans ni de se prendre des coups dans la tête.

Allez hop c’est parti, en route pour le pont, sur le trottoir. Nous traversons plusieurs rues (je rappelle ici que les bateaux aménagés (je parle ici des trottoirs bien sûr) pour les fauteuils roulants ne sont jamais facilement franchissables en fauteuil roulant manuel, c’est donc toute une gymnastique pour Sylvain de réussir à faire passer les roues avant, et pour moi d’amortir les chocs au mieux pour mon dos et ma fille).

À l’une de ces rues que nous traversons, arrivés en face le trottoir est en travaux, entourés de barrières. Et le passage pour les contourner, c’est des escaliers… Nous n’avons donc pas d’autres choix que de prendre la piste cyclable qui longe la route, en sens inverse, sur la distance des travaux.

Arrivés au pont de Bir-Hakeim, nous réalisons qu’il ne s’agit pas d’une rampe d’accès pour handicapés, mais en réalité de l’accès voiture pour le parking… Qui est tout en pavés… Comment vous dire… Les pavés c’est une horreur pour les fauteuils roulants, et encore plus pour les fauteuils manuels. D’une part parce que les roues avants étant petites, elles se coincent dans tous les interstices entre les pavés, encore plus lorsque ces interstices ne sont plus bouchés (ce qui était ici le cas sur le début). D’autre part, c’est un véritable calvaire pour la personne handicapée, en particulier si comme moi elle souffre de douleurs en permanence, car c’est un véritable tape cul, des trous et des bosses sans arrêt, c’est une horreur.

J’ai pris des photos pour que vous compreniez et visualisiez bien cette horreur, à notre retour. Il faisait nuit, mais on voit bien avec les éclairages publics. Voici donc, d’en bas, à quoi cela ressemble (vous voyez en premier plan la barre d’accès des voitures au parking, je vous expliquerais ensuite comment nous l’avons passée, ou plutôt dans quelles conditions nous l’avons passée…)


Sur le côté de cet accès voiture, se trouve un accès piéton, qui lui n’est pas en pavés, qui pourrait être parfait pour les fauteuils roulants… Faut-il encore pouvoir y accéder… En effet, le début et la fin de cet accès est parfait, en terme de hauteur, pour un fauteuil roulant, il y a un bateau, on pourrait donc y accéder facilement, si seulement ça ne faisait pas que 30 cm de large… Voici des photos qui illustrent tout ça.



Sur cet accès piéton, lorsqu’on descend, il devient assez large pour qu’un fauteuil roulant puisse y passer, sauf que pour y accéder, il y a un rebord d’une hauteur de 30cm, infranchissable en fauteuil roulant…


Nous avons donc continué sur l’accès voiture, sur les pavés, en marche arrière, pour éviter que les roues avants se coincent et que je bascule en avant, et aussi parce que les roues arrières amortissent mieux les chocs, et que je commençais à sérieusement souffrir… Ma vessie n’en pouvait plus (non pas qu’elle soit pleine, mais elle est très fragile et les secousses n’ont pas arrangés cette fragilité).

Arrivés en bas, nous nous trouvons donc devant cette barre d’accès au parking prévue pour les voitures, sous laquelle nous ne pouvons évidemment pas passer. Nous avisons donc sur notre droite un accès piéton simili accessible, je dis simili parce que très étroit, et surtout très haut et pentu, heureusement que Sylvain est assez musclé, sinon il n’y serait jamais arrivé seul.


Ouf, nous voilà sur le quai, nous refaisons les presque 1 km pour retrouver Julie devant l'embarcadère. Nous prenons nos billets, et là bonne surprise, ils ont un tarif pour les handicapés. Nous sommes contents. Le bateau arrive, et nous faisons la queue pour embarquer. C’est alors qu’un employé vient nous voir et nous demande si je peux me lever, car il y a une marche pour descendre au bateau…

Là j’ai vu rouge, d’autant que je souffrais comme pas possible après avoir subis cette rampe d’accès inaccessible, j’avais tellement mal au ventre que j’avais la certitude que si je me levais il me faudrait des toilettes très proches, car oui ma maladie fait que j’ai certaines fragilités et désagréments, avec lesquels je dois m’accoutumer… Et arrivés au niveau de l’accès bateau, en réalité il ne s’agissait pas d’une marche, mais d’un escalier de 6 ou 7 marches. Et un escalier qui, déjà en étant valide est galère à descendre, avec des toutes petites marches, mais en étant handicapée en souffrance extrême, là non ce n’était pas possible !

Nous avons donc gueulé, d’autant que Sylvain venait tout juste de téléphoner à la compagnie, et que la jeune femme au téléphone n’a jamais mentionné cet escalier, nous assurant que les bateaux étaient accessibles et adaptés. L’un des employés de l’embarcadère est allé chercher son supérieur, qui était très en colère qu’on ait pu nous dire ça au téléphone, il a vérifié le numéro que Sylvain avait composé, et il s’agissait bien de leurs bureaux. Il nous a donc remboursé et nous a assuré qu’il allait faire du foin au standard téléphonique. (Je résume car vraiment il était très en colère, très ennuyé pour nous, et surtout adorable avec nous). Il nous a conseillé une autre compagnie qui elle, il en est certain, a une rampe d’accessibilité et des bateaux vraiment adaptés. Nous avons emprunté leurs WC avant de partir, et avons donc été 2 pontons plus loin.

Cette compagnie a effectivement tout l’accès qu’il faut pour les fauteuils roulants, mais, là est le comble, pas de tarif handicapés… Bref, nous sommes montés à bord. Nous avons enfin pu faire notre tour en bateau… Enfin j’ai juste fais un tour en bateau quoi, car question visite touristique et vue des bâtiments de Paris, ce n’était pas la joie… Adaptés, oui, ils le sont leurs bateaux, complètement accessibles ? Non… Je suis restée au centre du bateau, à l’intérieur, je n’avais absolument pas la possibilité de m’approcher des fenêtres car on y accédait par des marches, et encore moins la possibilité d’aller sur la terrasse en extérieur, dont l’accès se fait par un escalier. J’ai donc vu le bas des bâtiments, je n’ai absolument pas pu apprécier la vue… J’ai au moins pu décompresser un peu le temps de la balade, et boire un chocolat chaud dégueulasse… Et j’ai payé plein tarif pour ça…

Je l’ai fait une fois, mais sûrement pas deux…

Au retour, nous sommes repartis pour notre km jusqu’à l’accès voiture du parking (je me refuse à appeler ça une rampe d’accessibilité). De nouveau nous avons galéré et souffert, tout en marche arrière, et là Sylvain aussi a souffert, il a fait plusieurs pauses (pendant lesquelles j’ai pris les photos), mais cette pente ardue en pavés prévue pour des voitures, n’est ABSOLUMENT PAS un accès pour handicapés…

Le retour à la voiture n’a pas été moins difficile, encore des bateaux trop hauts, des pavés plats, bref, malgré mes anti douleurs très puissants, j’ai énormément souffert, et je ne m’en suis toujours pas remise. Sylvain aussi a souffert, il est tout aussi crevé que moi, et il travaille…




Paris Accessible… ET MON CUL C’EST DU POULET ?

Douter de soi

mercredi 19 août 2015

Bonjour à tous,

Aujourd'hui j'aimerai partager avec vous une expérience qui a été réalisée à Londres et qui me touche particulièrement. Ce sont des membres de The Liberators International qui en sont les instigateurs, et je vous ai traduis l'interview de la jeune fille qui a réalisé cet acte d'amour:

L'histoire de la fille qui se déshabille en public (Écrit par Jae Ouest)
15 août 2015


Quand je suis entrée dans les rues de Piccadilly Circus avec le tableau blanc et les marqueurs dans une main et le bandage pour mes yeux dans l'autre, je ressentais un tel sentiment de vulnérabilité sur ce que j’étais sur le point de faire. J’ai observé les gens qui déambulaient dans la rue ce dimanche midi, décontractés, inconscients de la peur et des pensées que j’avais en tête. J’avais vu un grand nombre de familles et d'individus de différentes cultures et étais inquiète de les offenser en exposant mon corps dans cet acte de liberté que je suis sur le point de réaliser.

Quand mes vêtements sont tombés au sol j’ai placé le bandeau sur mes yeux, je pouvais sentir un déplacement de l'attention sur moi et de la confusion, de l’agitation dans l'air. Mon cœur battait la chamade tandis que tous les pires scénarios fusaient dans ma tête. J’avais peur que personne ne vienne dessiner un cœur d'amour sur mon corps et que je sois laissée à l'air libre dans mes sous-vêtements, un spectacle pour être ridiculisée.

Les minutes passaient et j’avais l’impression que c’était des heures. Habituellement, au cours d'expériences publiques, nous avons un couple de personnes plantés dans la foule pour agir en tant que spectateurs et intervenir si rien ne se passe, mais je savais qu’Elliot et Pete étaient les seuls et qu’ils étaient à la caméra, de sorte que je mettais vraiment ma confiance dans le public du début à la fin. Tout d'un coup j’ai senti un des stylos dans ma main gauche s’envoler. Le ressenti de la plume sur ma peau était l'un des sentiments de soulagement les plus intenses, de gratitude et d'amour que je n’ai jamais senti. J’ai juste fondu en larmes. Je ne sais pas qui était la première personne mais je lui suis tellement reconnaissante pour sa contribution. Après ce premier cœur d’amour dessiné, une sorte de connexion a été établi et cela a libéré les autres qui ont emboîté le pas, et tous les stylos ont quitté mes mains à un rythme rapide!

Un des moments les plus émouvants et inspirants pour moi était d’écouter un père expliquer à ses enfants ce que je faisais. Il reconnaissait le fait que tout le monde devrait s’aimer exactement comme il est et qu’ils devraient apprécier les corps qui leur sont donnés. Il a réchauffé mon cœur de savoir que ses enfants et d'autres allaient grandir dans la compréhension de l'impact de ce problème mondial, et qu’ils contribuent après en dessinant un cœur d'amour sur mon corps. Si tout le monde pouvait connaître et apprécier la façon dont ils sont beaux depuis l'enfance, je pense que ce monde serait un endroit très différent.

Avec la prévalence croissante des troubles alimentaires et l'estime de soi à travers le monde, cet acte public de l'acceptation de soi vise à amener les gens à remettre en question la véritable relation qu'ils ont avec eux-mêmes et l'image corporelle.

Qu'est-ce que la police a dit?
La police anglaise a appuyé ma décision de me lever et a simplement demandé s’ils devaient veiller sur moi pour ma sécurité. À la fin de l'expérience, je me suis habillé et leur ai donné un câlin de remerciement.

D'où vient l'idée?
L'image du corps et de l'acceptation de soi est quelque chose qui m’a toujours passionné après avoir connu un trouble de l'alimentation à l'école secondaire et au début de mes vingt ans. Comme l'a dit Richard Bach "nous enseignons le mieux ce que nous avons le plus besoin d'apprendre", de ce fait je pense que cela fait partie de mon but d'être ici. Un soir, je regardais sur TED un discours de Amanda Palmer "L’art de poser" et ai été vraiment inspiré par sa vulnérabilité et son courage. Elle a décrit comment elle s’était mise à nu pour permettre à ses fans de dessiner et d'écrire tout ce qu'ils voulaient sur elle. Cette nuit-là lorsque je me suis couchée, l'idée de lier la vulnérabilité de la nudité avec l'estime de soi dans un lieu public m’est venu à l'esprit. Rien que la pensée de regarder vers le bas de mon corps et de le voir recouvert de cœurs d'amour fait par d'autres personnes m’a donné les larmes aux yeux. Il est vrai que nous pouvons être très durs avec nous-mêmes, nous pouvons vraiment être nos pires critiques. Les attentes irréalistes que nous plaçons sur nous-mêmes peuvent nous amener à rejeter ouvertement l'amour que d'autres donnent à cause d'un sentiment d'indignité. Je savais que cela était un concept global qui pourrait concerner beaucoup de gens, donc je me suis mise dans cette situation pour confronter les gens à leurs propres doutes, et leur faire réaliser que douter de soi est en rapport direct avec la façon dont ils se regardent.

Quelle importance finalement que tout cela…

dimanche 19 juillet 2015

Comme beaucoup d'entre vous le savent, je suis un femme obèse (et je n'ai pas honte de ce mot) mais aussi une femme handicapée. Je n'ai pas honte d'être qui je suis, je ne pense pas être à plaindre, j'estime qu'on a tous des vies, des corps, des expériences différents, qu'il n'y a pas une vie qui aurait plus de valeur qu'une autre. La seule chose que je demande à chacun dans ma vie (réelle ou virtuelle), et que chacun devrait être en mesure de donner, c'est le respect. Oui, c'est un bien grand mot, mais il dicte chacun de mes actes, et chacune de mes paroles.

J'ai eu la chance il y a 2 ans de rencontrer un homme avec un cœur extra ordinaire, qui ne le cache pas, et qui distribue l'amour et le respect à chaque être vivant qu'il croise. Cet homme m'a fait pleurer par un simple regard et de simples paroles, qui m'ont ouvert le cœur et l'esprit, et cette prise de conscience m'a fait comprendre que le monde dans lequel je rêve de vivre est possible, qu'il suffit que chacun y fasse sa part pour le construire.

Je lis actuellement l'un des livres qu'il a écrit, et je viens ici partager avec vous un passage de ce livre. Car si ici ce passage parle de religion en particulier, il est pour moi un exemple type d'ouverture d'esprit et de cœur que chacun pourrait s'offrir, pourvu qu'il s'en donne la chance. Et selon moi, cette façon de voir cette différence religieuse peut (et doit) s'étendre à toute forme de différence: obèse, mince, maigre, handicapé(e), valide, brun(e), blond(e), rou(sse)x, grand(e), petit(e), homme, femme, hétérosexuel(le), homosexuel(le), etc, quelle importance? Humain possédant un cœur avant tout, et seul cela a de l'importance. Le reste, ce ne sont que des étiquettes et des dictas imposés par une société sans cœur...

« Pour finir avec le thème de la différence, pendant la Caravane amoureuse 2010 France Liban, à la douane syrienne, ma compagne et moi croisons une femme portant le niqab. Toute de noir vêtue, elle marche avec élégance vers le poste de contrôle. Nous ne savons quoi penser. Une partie de nous réagit négativement, presque de manière hostile : « Quelle horreur d’être voilée ainsi. On doit sûrement lui imposer cela, pauvre femme. » Une autre partie de nous, complètement troublée, se dit : « Qu’elle est belle, quelle prestance, quelle grâce. » Nous restons tétanisés, ne sachant comment accueillir cette présence… Finalement, nous décidons d’un commun accord d’aller vers elle : « Vous êtes magnifique dans cet habit.
- Merci, ça me fait vraiment plaisir. C’est un costume traditionnel du sud de mon pays. Ce soir, je suis invitée à un mariage et j’ai choisi le plus beau.
- Ah ! je comprends. Eh bien ! c’est très réussi.
- Vraiment, merci.
- À un moment donné, j’ai pensé que c’était votre mari qui vous obligeait à porter ce vêtement.
- Mon mari ? Il est canadien, dit-elle en riant. Et vous, qui êtes-vous, vous venez d’où ? »
Alors je lui raconte un peu ma vie, le piano à travers le monde, la Caravane amoureuse, la traversée des pays en portant un regard amoureux sur la différence. Touchée, elle nous propose :
« Ça vous dit de venir à ce mariage ? Je vous invite.
- Mais nous sommes cinquante.
- Je vous invite tous. »
Je reste figé devant autant de générosité et, intérieurement, je me dis : « Elle porte un voile sur le visage mais pas sur le cœur. » Quelle importance finalement que tout cela… Porter ou ne pas porter un voile, avoir des frisettes qui descendent jusqu’au cou, mettre une croix à son cou, se raser la tête, se teindre les cheveux, porter un turban… Ce ne sont que parures, costumes et déguisements. Après tout, que chacun exprime comme il l’entend ses convictions et croyances. Et même si porter le niqab est un signe de soumission à Dieu, en quoi cela est-il nuisible pour la société humaine, à partir du moment où la personne l’assume et ne s’en sert pas pour faire du prosélytisme ? Au contraire, notre société ne peut que s’enrichir de cette diversité colorée, aussi inévitable qu’indispensable. L’humanité est un merveilleux kaléidoscope multicolore, et contrairement à ce qui se dit, il y a de la place pour toutes les expressions. Rejet, peur, paranoïa alimentent colère, violence et finalement intégrisme. Dans ce cas, pourquoi ne pas interdire le port de la cravate, signe ostentatoire s’il en est du système capitaliste ?... Résolument, il nous faut apprendre à accueillir la différence. Du coup, en retour, celle-ci nous accueille aussi et nous invite à partager tous ses mystères. »


Extrait de "Éloge de la fausse note" par Marc Vella (http://www.caravaneamoureuse.fr/)

Après-midi AREFH massage/maquillage

samedi 11 juillet 2015

Samedi 11 juillet j'ai participé à un après-midi beauté/bien-être avec l'association AREFH Ile de France un association à laquelle je suis adhérente, qui me plait énormément et pour laquelle j'espère faire pleins de choses. N'hésitez pas à parler autour de vous de l'association, car ça vaut le coup ^^

La magnifique et adorable maquilleuse était Alexandra S. MUA , et la masseuse très à l'écoute et chaleureuse Christine de La Pause - une parenthèse de Bien-être . Toutes deux très compétentes, je passerai bien encore entre leurs mains ^^

Pour résumé, un super après-midi qui n'était que le début d'une série de superbes moments avec les membres de l'association selon moi ^^




Un nouvel inédit

lundi 20 avril 2015

Un nouvel inédit pour ce soir ^^

Modèle: L'Or Lys Modèle Ronde ღ Ƹ̴Ӂ̴Ʒ ღ et Julie Modèle Bastet
Photographe: DNA Photography France
Maquilleur: Mickael Lescure (son book: http://mikl-lescure.book.fr/)
Coiffeur: Florian Malinge Hairdresser's (son book: http://fmalinge.wix.com/florian-malinge-pro)


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